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Pourquoi les abeilles disparaissent

24 novembre 2016

Pourquoi les abeilles disparaissent

Ces vingt dernières années, les populations d’abeilles ont subi des pertes spectaculaires, jamais observées auparavant. L’agriculture intensive et l’utilisation massive de pesticides figurent au premier rang des coupables présumés. Mais certaines pratiques des apiculteurs seraient également en cause.

« Le changement de reine a fonctionné, il y a des larves dans le couvain ! », s’enthousiasme Lionel Garnery en brandissant un cadre couvert d’ouvrières. Au fond des alvéoles, on distingue en effet de minuscules points blancs, preuve que la nouvelle reine installée dans la ruche a commencé à pondre. Nous sommes au Conservatoire de l’abeille noire d’Île-de-France (link is external), au cœur de la forêt de Rambouillet. Dans ce « petit coin de paradis à une heure de Paris », peuplé de bouleaux, de fougères et de bruyères en fleurs qui régalent les abeilles en cette fin d’été, le chercheur spécialiste de génétique des populations au laboratoire Évolution, génomes, comportement, écologie1 a installé une quarantaine de ruches. Son objectif, et celui de la vingtaine de conservatoires présents en France, est sans ambiguïté : assurer la survie de l’abeille noire, l’abeille domestique ouest européenne. Car Apis mellifera mellifera, le nom scientifique de l’abeille noire, est bel et bien en sursis !

 

« Ces vingt dernières années, la production de miel dans l’Hexagone a été divisée par deux », confirme Vincent Bretagnolle, écologue au Centre d’études biologique de Chizé2, dans les Deux-Sèvres. La faute à un déclin fulgurant des populations d’abeilles domestiques partout dans le monde développé, des États-Unis à l’Europe en passant par l’Australie. Un phénomène inquiétant baptisé « Colony Collapse Disorder » ou « syndrome d’effondrement des colonies ». Le phénomène a d’abord été observé aux États-Unis au début des années 1990. Puis dès 1995, en France, où certains apiculteurs ont accusé jusqu’à 90 % de pertes – loin des 5 à 10 % de mortalité généralement constatés dans les colonies d’abeilles.

 

L’effondrement des populations d’abeilles, domestiques mais aussi sauvages, n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour les amateurs de miel. En pollinisant les plantes à fleurs, les butineuses garantissent la reproduction de nombreuses espèces végétales. Et pas moins d’un tiers de l’alimentation mondiale dépendrait de cette pollinisation – sans abeilles, pas de tomates, de courgettes, de fraises ou encore de pommes... Un service environnemental que l’Institut national de recherche agronomique (Inra) a évalué à 153 milliards d’euros par an dans le monde.

 

Des pratiques agricoles néfastes

 

Dès les années 1990, les soupçons des apiculteurs se portent sur une nouvelle classe d’insecticides utilisés dans les cultures, les néonicotinoïdes. Ces molécules mises au point dans les années 1980 sont de puissants neurotoxiques qui agissent directement sur le système nerveux central des insectes ravageurs de cultures. « À la différence des précédentes générations de pesticides, les néonicotinoïdes ne sont pas uniquement pulvérisés sur les plantes, mais peuvent enrober directement les semences, explique Axel Decourtye, écotoxicologue et directeur scientifique de l’Institut de l’abeille. Ce sont des insecticides systémiques, qui se retrouvent dans tous les tissus de la plante, jusque dans le pollen et le nectar des fleurs. »

 

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ProNectar Comment les abeilles choisissent-elles le pollen ?