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Néonicotinoïdes : aucun effet mesurable sur les ruches, selon l’Inra

20 décembre 2015

Néonicotinoïdes : aucun effet mesurable sur les ruches, selon l’Inra

Une nouvelle étude démontre sans aucune contestation possible que l’exposition des abeilles aux néonicotinoïdes n’a aucun impact sur la production de miel.

Le 20 novembre dernier, l’Inra a présenté les résultats d’une nouvelle étude qui apporte un éclairage pertinent dans le dossier sensible des néonicotinoïdes. Publiés le 18 novembre dans la revue Proceedings de la Royal British Society, ces travaux ont consisté à évaluer la solidité d’une précédente étude publiée en mars 2012 par Mickaël Henry (Inra) et Axel Decourtye (Acta), et qui a servi d’alibi au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, pour interdire unilatéralement l’usage du Cruiser sur le colza à quelques jours des élections législatives de juin 2012.

 

Il est vrai que les conclusions de ces deux auteurs ne laissaient aucun doute sur la responsabilité du Cruiser dans le phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles. Après avoir dopé 653 butineuses au moyen d’une solution sucrée contenant des doses élevées de thiaméthoxam (la matière active du Cruiser), les chercheurs avaient mesuré les sorties et rentrées de ces abeilles à la ruche à l’aide de micropuces RFID collées sur leur thorax. Grâce à un modèle mathématique, ils avaient ensuite simulé l’évolution démographique des colonies d’abeilles en période de floraison. « Cette étude indique ainsi qu’une exposition des abeilles butineuses à un insecticide néonicotinoïde pourrait affecter à terme la survie de la colonie, même à des doses bien inférieures à celles qui conduisent à la mort des individus », concluaient-ils.

 

Saisie de l’étude, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait toutefois relevé quelques anomalies dans le protocole des travaux de Henry et al. Notamment en ce qui concerne le traitement statistique, inadapté, et le modèle de dynamique des populations, qui aboutissait aux conclusions dramatiques sur la survie des ruchers. L’Anses avait estimé que le modèle théorique choisi par l’équipe Henry-Decourtye (modèle Khoury et al.) « ne [pouvait] pas être utilisé pour simuler in situ la dynamique d’une population d’abeilles ».

 

Enfin, l’Anses estimait que les doses administrées aux butineuses étaient bien plus importantes que celles auxquelles les abeilles sont exposées en conditions réelles : « L’interprétation des auteurs selon laquelle la dose de thiaméthoxam de 1,34 ng/abeille serait communément rencontrée sur le terrain est considérée comme non vérifiée par les observations disponibles ». D’où l’intérêt des travaux récents initiés par Terres Inovia (ex-Cetiom) et réalisés sous la direction de l’Inra (Mickaël Henry), avec la participation du CNRS (Vincent Bretagnolle) et de l’Institut de l’abeille (Axel Decourtye), et censés apporter une réponse à la question essentielle laissée en suspens par l’Anses : les effets observés en conditions artificielles par Henry et al. se confirment-ils en conditions réelles ?

 

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